Dans un entretien au Figaro de mardi, le patron de l'UMP estime que "la rupture est plus que jamais nécessaire". Toutefois, "elle ne sera acceptée des Français que si elle est perçue comme juste".
Nicolas Sarkozy l'affirme mardi dans les colonnes du Figaro : "si nous voulons répondre aux espoirs des Français, de grands changements sont indispensables. Simplement, j'appelle mes amis à comprendre que la rupture ne sera acceptée des Français que si elle est perçue comme juste".
"Le CPE a pu donner le sentiment que les jeunes étaient stigmatisés. Je ne voudrais pas maintenant que l'idée de la réforme soit emportée avec cette malheureuse affaire", ajoute-t-il. "Je veux mettre le changement et la réforme au service de nouvelles sécurités pour les Français". "Chacun pourra le constater lors du grand rassemblement de tous les cadres et tous les élus du mouvement de l'UMP qui se tiendra le 13 mai sur la méthode, le rythme et le sens de la réforme", dit-il. Pour lui, "la question n'est pas de tenir à tout prix sur toutes les réformes. On tient sur les réformes essentielles - comme les retraites - et sur les réformes qui sont vécues comme justes.
Pour le reste, faire un compromis n'est pas une preuve de faiblesse". Il propose notamment de "prévoir par la loi un vote à bulletins secrets à la fin de la première semaine de conflit dans les universités, les entreprises et les administrations pour vérifier si la grève est majoritaire ou non", et réaffirme que "le non-remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux" est "indispensable si on veut réduire notre endettement".
"Je suis pour qu'on encadre les procédures de licenciement, qu'elles ne puissent pas dépasser six mois, et qu'en échange on augmente les indemnités de licenciement, les obligations de formation au bénéfice du salarié et l'accompagnement vers la reprise d'un emploi. On peut parfaitement trouver une solution qui donne de la flexibilité aux entreprises et de la sécurité aux salariés", poursuit-il.
" En 2007, le candidat aura besoin de tout le monde "
Par ailleurs, le Premier ministre "fait du bon travail au service de la France" estime le numéro 2 du gouvernement. "On ne peut pas réduire l'action du gouvernement de Dominique de Villepin au seul CPE", déclare-t-il, citant notamment "la mise en place du CNE qui est un succès". "Depuis un an, le gouvernement de Dominique de Villepin travaille beaucoup et bien", ajoute-t-il. "Le Premier ministre non seulement peut mais doit continuer à travailler".
"Ce n'est pas moi qui dirai qu'une crise condamne quelqu'un. Il faut prendre un peu de recul. Le Premier ministre fait du bon travail au service de la France", ajoute le ministre de l'Intérieur. Il souligne que "quel que soit le candidat en 2007, il aura besoin de tout le monde. Ce sera difficile, ça se jouera comme toujours en France à 51/49, c'est-à-dire sur les marges".
Les jeunes du 91, et plus particuliairement ceux de la premiere circo félicite Stephane Baudet pour sont application quotidienne au sein de la jeunesse, merci Stephane!